Editorial

COTE D’IVOIRE :Abidjan emboîte le pas à Cotonou concernant la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples

Dans un communiqué rendu publics par le gouvernement ivoirien, ce mercredi 29 avril 2020, le gouvernement ivoirien a annoncé, qu’il retire sa déclaration de compétence prévue au protocole relatif à la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples qui a été émise le 19 juin 2013.
Ainsi les ivoiriens ne pourront plus dans les prochains jours saisir la cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Pour SIDI TOURE, porte-parole du gouvernement d’Abidjan, cette décision fait suite aux agissements de la Cour africaine des Droits de l’Homme et des Peuples qui portent atteinte à l’autorité et au fonctionnement de la justice, à la souveraineté de l’Etat. Des agissements qui sont de nature à entraîner une grave perturbation de l’ordre juridique interne des Etats.

Law and Justice

Il faut noter que le mercredi 22 Avril 2020, cette Cour avait donné raison aux avocats de Guillaume Soro en ordonnant à l’Etat de Côte d’Ivoire de surseoir à l’exécution du mandat d’arrêt émis contre l’ancien PAN, Président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire. La CADHP avait également demandé au gouvernement ivoirien de suspendre l’exécution des mandats de dépôts contre 19 autres proches de Guillaume Soro détenus dans les prisons ivoiriennes. En dépit de cette annonce de la Cour, Guillaume Soro, candidat déclaré aux prochaines présidentielles, a été condamné le mardi 28 avril 2020 à 20 ans de prison et 5 ans de privation de ses droits politiques pour détournements de deniers publics et blanchiment de capitaux par le tribunal correctionnel d’Abidjan.

Pour les observateurs de la vie politique, la Côte d’Ivoire a emboité tout simplement le pas au Bénin,qui a s’est retiré il y a peu sa déclaration.La même source indique que le RWANDA et la TANZANIE avaient fait autant.

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